Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

On reprochait à Alain Juppé sa raideur, le côté droit dans ses bottes, force est de constater qu'on ne peut reprocher la même chose à François Fillon. En effet, il fait preuve d'une souplesse peu commune chez les hommes de son âge. 

Souvenez-vous. Dès les prémisses de l'affaire Pénélope (le #Penelopegate) François Fillon s'est étonné que la justice aille si vite pour se saisir du dossier. Puis, deux jours après, il demandait à la Justice d'aller vite. Puis, voyant la justice progresser, il demande désormais à la Justice de prendre son temps.

Ses soutiens, au moins aussi souples que lui, sont aussi souples sur la vision de la séparation des pouvoirs. En effet, ils exigent la séparation des pouvoirs MAIS à sens unique. Car, selon eux, la Justice devrait se soumettre à l'agenda du politique. Une sorte de trêve des confiseur pour permettre au politique d'essayer d'être élu pour ensuite bénéficier d'une immunité. Fait amusant, c'est ce que François Fillon reprochait à Nicolas Sarkozy prétextant qu'il ne finirait pas devant les Français mais devant les juges (allant jusqu'à essayer de faire monter avec Jouyet ou même Copé des affaires avant la Primaire). 

Dernière preuve de la souplesse de François Fillon, c'est sa souplesse morale. Allant allègrement de l'affirmation "Mis en examen, je ne serai pas candidat" à "même mis en examen je serai candidat", il apporte, une fois de plus la preuve flagrante que, comme disait Charles Pasqua "les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui les reçoivent". 

Partager cet article

Repost 0