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Comme de nombreux adhérents LR (à jour ou pas de cotisation en effet la manie des mouvements politiques c’est de conserver, diffuser et utiliser de façon plus ou moins légale les informations personnelles) j’ai reçu la prose de Florence Portelli. Comme je suis gentil et bien élevé, j’ai lu le placard et là, je dois dire que je n’ai pas été déçu.

Du coup, partageons quelques réflexions qui me sont venues à la lecture.

« Notre famille politique a traversé une tempête sans précédent qui nous a profondément affaiblis. Pourtant, malgré les attaques, vous – les militants des Républicains – n’avez jamais cessé de porter l’étendard de nos valeurs et de nos idées pour la France. »

Ah ça c’est sûr, quand on a été la porte-parole de François Fillon qui a méprisé les adhérents en exigeant une Primaire ouverte, en menaçant de ne pas  reconnaître les résultats (comme Alain Juppé) si un maximum de gens extérieurs ne venaient pas voter pour son poulain (qui s’est révélé être un canasson sans jus), on peut se permettre de dire ce genre de chose… ou pas !

« C’est dans ces moments que se forgent les volontés et que s’écrivent les victoires futures. Aujourd’hui, nous devons nous relever et reconstruire, ensemble, la droite de demain. »

Relever, reconstruire après avoir, avec François Fillon, détruit, œuvré contre, et ridiculisé la droite ? En tous cas, on droit reconnaître à Florence Portelli un sacré sens de l’humour…

« Comme moi, je sais que vous ne pouvez vous résoudre à ce que notre parti soit perçu comme un parti vieillissant, trop centralisé, incapable de parler aux jeunes et aux classes populaires. » 

 Là, elle frôle le génie : en effet elle décrit l’électorat de François Fillon, celui auquel elle s’est adressée exclusivement en méprisant les jeunes et les classes populaires qui ne sont pas venus voter ! Ah, c’est plus qu’une évolution, c’est une révolution personnelle là !

« Quel que fut notre engagement à l’automne dernier, nous sommes tous les héritiers du Général de Gaulle, de Georges Pompidou, de Valéry Giscard d'Estaing, de Jacques Chirac et de de Nicolas Sarkozy. »

Notez que non seulement elle ratisse large (je ne me reconnais pas dans une multi-filiation complètement factice, car il y a peu de giscardo-chiraquiens ou de chiraco-giscardistes par exemple…) mais notez la répétition du « de » précédant Nicolas Sarkozy qui dénote au moins une refrappe ou un mauvais copier-coller… Acte manqué, quand tu nous tiens !

Après se succède une litanie de vœux pieux au cours desquels on apprend que la candidate veut faire plaisir aux adhérents, aux élus, veut détecter les talents et éviter la verticalité… Bref, dans la série chacun trouvera la phrase qui le concerne, on a coché toutes les cases.

Et, pour finir, là, on est dans le sublime. Après avoir été l’une des plus proches de François Fillon, l’ami de Jouyet, l’homme du Triumvirat, l’homme de la guerre Copé Fillon, celui qui se cachait derrière un oubli des statuts pour rester candidat en tuant la droite, cette collaboratrice ose écrire, sans rire "La loyauté à ma famille politique, c'est mon ADN".

Je lui conseille donc, très gentiment, de refaire les analyses, on a du confondre les prélèvements !

 

 

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